lundi 21 septembre 2015

Chronique #32 : Les Oubliés, Léna Jomahé

 LES OUBLIÉS
Tome 1 : Derniers Jours
Note : 3/5
Auteure : Léna Jomahé.
Porte vers l’auteure : Tournez la poignée !

Editeur : Plume Blanche.
Porte vers l’éditeur : Poussez la porte !


Illustratrice : Blanche.
Porte vers l'illustratrice : Et entrez !


Genre : Dystopie.


Nombre de pages : 283.


Date de parution originale : 8 septembre 2015.


Date de parution en France : 8 septembre 2015.

D’autres tomes ?

Actuellement, un deuxième tome est en cours d'écriture !

Couverture :

Honnêtement, je n'aimais pas du tout cette couverture avant de lire le livre. Je la trouvais trop fade et pas vraiment attrayante. Cependant, une fois le roman lu, j'ai compris. Les fils qui traversent l'image ne sont pas là par hasard, ils ont une importance cruciale dans cette histoire et on le découvre au fil des pages. Alors, oui, la couverture reflète l'esprit du livre, mais, non, elle ne me donnerait pas envie de m'intéresser au livre si je la voyais en librairie.

Et vous, qu’en pensez-vous ?



Quatrième de couverture :

Je dois dire que la quatrième de couverture m'a un peu fait penser à Hunger Games car le contexte est plus ou moins le même. Cependant, cela ne m'a pas empêché d'avoir envie de lire ce livre. En effet, j'ai trouvé l'idée intéressante et j'étais curieuse de savoir quel sort était réservé à ces "Oubliés". En conséquence, selon moi, la quatrième de couverture donne beaucoup plus envie de lire le livre que l'illustration !



Mon avis sur l'histoire :

Encore une fois, et j’ai l’impression que c’est tout le temps le cas en ce moment, je suis mitigée quant à cette lecture. J’ai beaucoup aimé l’intrigue et la tournure prise par les évènements, mais il y a une facette de l’histoire qui m’a posé problème (c’est pourquoi je mets 3 : j’ai aimé l’histoire, mais …). Je vais donc vous exposer mon avis en deux temps afin de bien distinguer tout cela. Et, je vais commencer par les points négatifs pour pouvoir finir sur une note positive !

Plusieurs points m’ont chiffonné dans ce roman, mais ils sont tous plus ou moins en lien avec le même sujet, à savoir : les relations entre les personnages.

La première chose qui m’a sauté aux yeux, c’est le surnom que se donnent trois meilleurs amis car je le trouvais illogique. Ils sont trois et ils s’appellent les « moitiés » … Je ne suis pas contre le fait d’utiliser des surnoms et je sais qu’on ne peut pas toujours les expliquer, mais là c’est trop illogique pour moi …

Ensuite, j’ai trouvé que l’évolution des relations des personnages n’était pas très cohérente. Par exemple, deux protagonistes qui sont censés ne pas vraiment s’apprécier vont tout à coup rire ensemble et se taper dans la main comme de vieux amis pour, plus tard, finir par de nouveau être distants et méfiants l’un envers l’autre. Pourquoi un tel changement de situation ? Sûrement parce que ça servait l’intrigue, mais ça donne une dimension un peu incohérente à l’histoire selon moi.  Ou alors, autre exemple : une fille s’assoit sur les genoux d’un de ses amis et le prend par le cou devant son petit-ami sans que celui-ci ne dise quoi que ce soit. Honnêtement, je ne pense pas que ce soit possible dans la vraie vie. Il y aurait certainement une crise de jalousie en réalité, ah ah !

Puis, ce qui m’a certainement posé le plus de problème : l’histoire d’amour. Les différents personnages concernés tombent bien trop vite amoureux à mon goût. On n’a pas le temps de voir quoi que ce soit se former, ça arrive d’un coup, sans prévenir. De plus, il y a trop de bisous, baisers, et autres câlins à mon goût. Evidemment, ce n’est ici que mon avis, et je pense que ça ne gênera pas tout le monde. Néanmoins, je tenais à le signaler car ça prend une place (trop ?) importante dans l’histoire.

Enfin, et ça n’a rien à voir avec les personnages, j’ai remarqué que le récit comptait un certain nombre de phrases du genre « Au nom du NOM … » et je trouve ça dommage car c’est bien trop répétitif.

Maintenant que tout ceci est dit, passons aux points positifs !

Tout d’abord, j’ai beaucoup aimé l’intrigue construite par l’auteure. Certains penseront sûrement un peu à « Hunger Games » ou « Divergente » en lisant la quatrième de couverture et en constatant que tous les adolescents de 16 ans doivent passer un test pour être dirigés vers le métier et la ville adéquats. Cependant, « Les Oubliés » ne copient pas ces deux dystopies célèbres. Au contraire, l’histoire est originale et le monde imaginé par l’auteure possède ses propres règles. Ne craignez donc pas d’avoir sous les yeux une histoire inspirée de l’une de ces deux sagas car il n’en est rien !

Par ailleurs, j’ai été assez étonnée de la tournure prise par les évènements au début de l’histoire. Je m’attendais à me retrouver ailleurs, je pensais passer de « l’autre côté » si je puis dire. Mais, ça n’a pas été le cas et j’ai été agréablement surprise ! J’ai beaucoup apprécié car j’ignorais totalement comment les choses allaient évoluer et que je trouve que c’est mieux de ne pas savoir à l’avance ce qui va se passer.  

De plus, l’auteure a mis en place un monde post-apocalyptique qu’elle a su organiser de façon originale et crédible. Nous n’avons donc aucun mal à croire à son nouveau monde et à la façon dont il est dirigé. Cette crédibilité nous permet de nous mettre à la place des personnages et de vraiment rentrer dans l’histoire !

Autre point positif : l’alternance des points de vue. J’ai beaucoup aimé le fait de suivre deux personnages différents car leurs histoires respectives étaient vraiment intéressantes et intrigantes. En revanche, j’ai trouvé dommage de voir apparaitre le deuxième protagoniste tardivement. De plus, il serait difficile de deviner tout de suite quel personnage nous suivons si leurs noms n’étaient pas écrits en début de chapitre car leurs façons de parler sont assez identiques. Mais, les noms sont inscrits, donc pas de problème à ce niveau-là. Je peux donc dire que, malgré ces (très) petits points négatifs, j’ai vraiment apprécié le fait de pouvoir suivre ces deux personnages. L’auteure alterne les chapitres juste comme il faut, ce qui crée un effet de suspense vous incitant à lire toujours plus vite pour enfin connaitre le fin mot de l’histoire !

Enfin, l’auteure a écrit une fin digne de ce nom qui ne nous donne qu’une envie : lire la suite ! Trop de questions restent en suspens, et le dernier chapitre apporte son propre lot d’interrogations ! Est-ce du sadisme ? Je pense que oui, ah ah !

En conclusion, j’ai bien aimé cette histoire, mais je pense que je l’aurais encore plus apprécié sans l’histoire d’amour et tout ce qu’elle engendre. Néanmoins, ça ne m’empêche pas d’avoir très envie de lire la suite et de découvrir la suite des aventures de nos héros ! Je vous recommande donc ce livre si vous n’êtes pas trop réfractaires aux histoires d’amour qui ont un (fort) goût de « guimauve ». 


Je remercie les Editions Plume Blanche pour ce partenariat !

4 commentaires :

  1. C'est marrant, j'ai tout de suite accroché à la couverture. Je trouve que cela a un style très manga sobre et efficace.
    C'est un réel problème de ne pas avoir de constante de personnage. C'est souvent le problème quand on adapte les personnages à l'histoire et non l'inverse.

    Ta chronique donne vraiment envie de lire la suite. C'est tellement à la mode le post-apocalyptique en ce moment, que cela peut faire du bien d'en trouver un qui se distingue des autres.

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    1. Comme quoi, d'une personne à l'autre ça varie ^^
      Ah ah, c'est exactement ce que j'ai pensé ! C'est vraiment dommage d'adapter les personnages à l'histoire car ça devient incohérent.

      Je pense que la suite sera intéressante. Oui, c'est vrai, ça change un peu je trouve ^^

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  2. Je pense que le succès des dystopies post-apocalyptiques, c'est que ça permet de prendre un "nouveau départ", c'est une alternative au fait de créer son propre univers finalement. On en prend un qui existe (souvent les USA d'ailleurs, haha) et hop, on met un labyrinthe, des factions ou des districts... C'est comme une pâte à tarte shoppée à Monoprix au lieu d'en faire une maison, on rajoute juste sa garniture dessus (attention Top Chef !). Mais c'est bien, justement !
    Le tout, finalement, c'est de ne pas lasser les gens.

    Je connais une personne qui préfère adapter ses personnages à l'histoire aussi, ce que j'ai toujours trouvé dommage car les persos sont aussi important.e.s que l'intrigue ! Iels y donnent corps, matière, originalité. Trouvez un super fil conducteur avec des persos ennuyeu.se.s à mourir, ça ne fera pas long feu. Après je sais que je suis souvent dans l'effet inverse, j'ai tendance à trop m'attacher à mes personnages et si je n'y fais pas attention, l'histoire en fait les frais.

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    1. Je suis d'accord avec toi, et puis, ça ancre plus l'histoire dans la réalité. On se dit que ça pourrait être nous (enfin, pour ça il faudrait une fin du monde ... mais tu vois ce que je veux dire x) )

      Je suis bien d'accord, il ne faut absolument pas adapter les personnages à l'intrigue, ça ne donne rien de bon malheureusement.
      Je trouve que tu t'en sors plutôt bien quand même ^^

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